Je suis MARATHONIENNE (Marathon de Paris 2017) !

Parcours marion meunier finisher marathon de paris 2017

Je suis MARATHONIENNE ! J’ai toujours du mal à réaliser que j’ai réussi à vaincre cette distance mythique dans notre belle capitale. J’ai réussi, difficilement, avec quelques déceptions, mais aussi avec du plaisir, des joies et une certaine fierté !

Compte-rendu du Marathon de Paris 2017

Le parcours

Parcours marion meunier finisher marathon de paris 2017

Voici le parcours du marathon de Paris 2017. Celui-là est même noté avec mes temps réels à différents points de passage sur le parcours 🙂

Le parcours du marathon de Paris est plutôt sympa. Après tout, Paris est une très belle ville, on y croise des monuments magnifiques, on court dans les bois de Vincennes et de Boulogne. C’est plutôt sympa ! Le “moins bien”, c’est une partie dans les tunnels au bord des quais de Seine. Car déjà, un tunnel ce n’est pas folichon, et puis on se retrouve dans un espace fermé, confiné et sombre, pas top top surtout que c’est vers les 25 Km quand on commence déjà à en avoir dans les pattes. Mais ça ne dure que quelques kilomètres et on retrouve vite les spectateurs, les monuments et les arbres.

Le départ et le finish se font sur les Champs Élysées. Ça n’a peut-être pas d’importance pour certains mais pour moi c’était un gros point positif, c’est quand même une avenue mythique où les équipes de France de sport se rendent après avoir été victorieuses (souvenez-vous après la coupe du monde 1998 !) et ça me faisait plaisir de me dire que j’allais finir là. Chacun à ses propres motivations 😉

Le récit au fil des kilomètres 

Dimanche 9 Avril, 9h50 :

Nous sommes dans le dernier SAS de départ les “4h30”. Je ne vise pas les 4h30 mais 5h30. Mon amoureux lui espère faire 4h30. Le départ est donné, on passe le portique. Un dernier bisou, un dernier “check” du poing et on se sépare. C’était une aventure commune mais la course est personnelle, chacun son rythme. 

KM 1 – 5 : 

Le départ est sur les Champs Élysées. Le premier ravitaillement est au 5e KM sur la place de la Bastille. Le début est facile, mais je pars trop vite, je regarde ma montre et me force à ralentir. Je ne veux pas me griller trop vite, ce n’est pas simple, l’ambiance générale vous porte. D’ailleurs, elle est top cette ambiance.

Je suis surprise comme à chaque course par le nombre de personnes qui marchent dès les premiers kilomètres. Comment vont-ils faire à la fin ?

J’arrive au ravitaillement. De l’eau, des raisins secs. Surtout de l’eau. Et je continue.

KM 6 – 12 :

On est dans l’est parisien, nous nous dirigeons vers le bois de Vincennes. Je passe le portique du 10k à un peu moins 1h10. Ça va, je suis dans le bon rythme. 

Le deuxième ravitaillement est situé au niveau du Château de Vincennes. Je cherche mes proches du regard. Je ne les vois pas, je suis déçue mais je me dis que je les retrouverai plus tard sur le parcours.

À 10Km, je prends mon premier gel. Au ravitaillement je bois encore plus, il commence à faire chaud. Et je reprends des raisins secs. J’aime bien, c’est facile à manger sur une course.

KM 13-20 : 

Nous faisons une boucle dans le bois de Vincennes. Je trouve le temps long entre le 2e et 3e ravitaillement. Au 15e KM, je prends un 2e gel. Je me méfie, sur le semi-marathon, les muscles à l’arrière de mes cuisses m’ont fait mal au 16e, là tout va bien. J’ai un peu les genoux qui tirent mais rien de bien méchant.

J’arrive un peu avant le 20e KM, je vois mon frère et je crie après lui. Il prévient ma mère et mon beau-père. Ils m’encouragent, me félicitent. Ils iront au 30e KM, ils ont un peu de mal à courir dans le métro. Mon beau-père et mon frère courent quelques mètres avec moi et nous passons ensemble le portique du 20ème. Ils m’ont aussi rassurée, ils ont vu mon amoureux, il avait l’air en forme et bien dans son rythme. Je suis reboostée, il n’y a pas à dire, des fans, ça motive !

KM 21,1 : 

C’est le semi-marathon ! Pause pipi, pause ravitaillement. Et on repart. Le rythme commence à baisser car les genoux commencent à bien tirer mais ça va, je suis toujours dans les temps, et à peine plus lente que sur le semi-marathon de Villepinte.

KM 22 – 29 :

C’est la partie qui longe les quais de Seine. Il y a de nouveau beaucoup de spectateurs. L’ambiance est bonne, il fait beau même s’il commence à faire vraiment chaud. J’ai mis de la crème solaire mais je sens qu’elle a atteint ses limites et que ça chauffe sur les épaules.

Viens l’épreuve des mini-tunnels. Les organisateurs ont mis des animations dans les deux plus longs pour faire passer le temps. Dans le plus long des quatres, je décide de marcher un peu, de prendre mon temps pour boire et manger un nouveau gel. Je prends des forces avant d’arriver au 30e.

Entre les tunnels, nous longeons la Seine, c’est sympa. J’aperçois Notre-Dame et la Tour Eiffel sur ma gauche. Ce sont des jalons importants, ça me fait plaisir de les voir, ça veut dire que j’ai fait largement plus de la moitié ! Youhou !

Vers le 29e KM, au niveau du pont de Bir Hakem, je vois de nouveau ma famille. Petit coup de boost, ça me fait plaisir de les voir. On papote quelques minutes, l’amoureux est passé il y a une demi-heure, il allait bien. Je repars affronter le fameux “mur” du 30e.

KM 30 – 32 :

Je passe le portique du 30e. J’ai mal aux genoux, je commence à être fatiguée et j’ai chaud. Mais à priori pas de “mur” à l’horizon. Je poursuis dans un rythme plus lent mais convenable. Je profite de la sortie de Paris, en direction du bois de Boulogne. Je ne connais pas le coin alors je regarde autour de moi et je profite de l’ambiance.

KM 33 – 36 : 

Le mur ! BAM ! Je me le prends de plein fouet après le 32e KM. J’ai mal, bon sang qu’est-ce que j’ai mal. Mes genoux et mes chevilles hurlent. Étrangement mes cuisses ne vont pas si mal. Ça tire, mais elles vont plutôt bien. Je ne comprends pas, je n’avais pas anticipé cette douleur, je n’ai jamais jamais imaginé que mes articulations lâcheraient avant mes muscles. Je n’ai pas eu ce genre de soucis pendant les entraînements.

Je décide de marcher pendant quelques kilomètres. Je reprendrais après le ravitaillement qui se trouve vers le 36e KM.

KM 37 – 42 :

J’ai mal mais je recommence à trottiner. Puis je marche. Puis je trottine. J’alterne course et marche sur les 5 derniers kilomètres. Je n’y suis qu’au mental. Je VEUX finir. Je ne lâcherai pas si près du but. Je serre les dents sur le dernier kilomètre, entre le 41 et le 42e KM, je ne fais que courir. Par fierté, je ne finirai pas en marchant sur le dernier kilomètre. J’ai tellement mal, j’ai hâte d’être à l’arrivée.

Le finish 

Quand j’ai vu le panneau “42 KM”, j’ai eu un gros coup d’émotion. J’ai tenté de donner un peu de rythme pour les 195 derniers mètres. J’ai serré les dents et j’ai terminé ! Je suis FINISHER ! J’ai conclu le marathon de Paris en 5h 46 minutes et 54 secondes ! Je n’en peux plus, je suis épuisée, j’ai mal aux jambes, mes genoux et chevilles se plaignent de toutes leurs forces. Les larmes coulent, les nerfs lâchent. Je récupère ma médaille, mon t-shirt et mes ravitaillements dans un état second. Je veux juste trouver la sortie et voir ma famille. J’avance, je les vois et je sors.

Des câlins, des félicitations, les larmes coulent de plus belle, j’ai besoin d’évacuer. Je bois, je mange, je me calme, je m’étire et je profite de ma famille. C’est dingue, j’y suis arrivée, je suis épuisée mais je vais bien. J’ai retrouvé mon amoureux, il a fini aussi, il est en bon état, fatigué également, il n’a pas fait son temps espéré non plus, mais il est fier de sa prestation (et moi de lui). Je sens la fierté dans les regards de ma mère, mon beau-père et mon frère. Je réalise. WE DID IT !

Le verdict

Je suis fière de moi ! Voire très fière de moi !

Ok, je n’ai pas fait le temps que je voulais. Mais who cares ?? Pas moi en tous cas, l’objectif de temps était tellement secondaire. C’était mon premier marathon, je voulais surtout le finir en étant dans un état correct. Et ça a été le cas. Je n’étais pas en forme, j’avais mal partout mais je n’étais pas complètement épuisée et, surtout, je ne me suis pas blessée.

Et puis c’était un gros challenge. Un pied de nez à tous ceux qui se souviennent et me considèrent toujours comme la Marion de 9 ans qui n’aimait pas courir le cross de l’école primaire. J’ai grandi, changé, vieilli. Cette Marion là n’existe plus depuis bien longtemps. Je pense mériter de ne plus être considérée comme là “pas sportive” de la famille. Et si le regard sur moi ne change pas ? Tant pis, je n’ai plus rien à prouver de plus, j’ai réussi mon pari avec moi-même.

Et les jours suivants ?

Les jours suivants ça pique ! Ça fait mal ! TRÈS MAL ! Mes jambes, mon dos, tout mon corps n’était que souffrance pendant plus de 2 jours.

Le dimanche soir a été un supplice, rentrer chez nous a été d’un comique, on avait l’impression de marcher comme des robots lol Et qu’est-ce qu’on était fatigués ! À 21h, plus personne au RDV, nous étions bien au chaud au fond de notre lit 🙂

Lundi et mardi les courbatures se sont réveillées dans les muscles des cuisses, des fesses et du dos (rappelez-vous, j’ai surtout eu mal aux articulations pendant la course). Normal me direz-vous mais bien embêtant quand même surtout quand on doit prendre les transports en commun parisiens, ma vitesse de marche a été considérablement réduite 😉

Mercredi, il ne reste presque plus de courbatures. Et jeudi, retour à la normale. Je ne suis cependant pas encore retournée courir. Déjà par manque de temps, par fatigue mais aussi par envie de laisser mon corps un peu tranquille. Je reprendrai la semaine prochaine avec un plan d’entraînement sur 10 km afin de tenter de passer sous les 1h lors d’une course (Foulées Fretinoises – 59) que nous ferons au mois de Juillet 🙂

Est-ce que j’en referais un ?

J’avoue que sur le coup, à la fin du MDP, la réponse était NON. J’avais tellement mal partout, j’étais tellement sous le coup de l’émotion, les nerfs qui lâchent et tout, que je ne voulais pas l’envisager. Mon amoureux en a rigolé car il avait dit la même chose à la fin de son premier MDP, puis je suis arrivée et je l’ai convaincu de finir le faire avec moi. Plusieurs heures après le MDP, une fois calmée, lavée, restaurée, mon opinion a commencé à changer. Aujourd’hui à J+5, je peux dire que je pense refaire un marathon un jour. Je ne sais pas quand, certainement pas cette année, et je ne sais pas pour l’année prochaine. Mais ça arrivera sûrement un jour. Par contre, je ne pense pas que ce sera de la MDP car même si j’ai aimé le parcours, j’aime me challenger sur de nouveaux parcours alors je testerais probablement une autre épreuve. Un marathon en bord de mer peut-être, ça serait sympa 🙂

Avez-vous déjà fait un marathon ? Si oui lequel et commet l’avez-vous vécu ? 🙂
À bientôt ! ❤

⭐ Marion ⭐
Jeune femme de 26 ans passionnée par le monde du digital, je vous partage ici mes envies, coups de cœur et autres délires sur le DIY, le running, les voyages et tout ce qui me passera par la tête !

2 commentaires

Laisser un commentaire